Vents d’Est. Les minorités dans l’ex-monde communiste

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L'effondrement du communisme a fait exploser la chape de plomb sous laquelle couvaient, depuis des décennies, tensions et conflits.
Des peuples, des minorités nationales ou religieuses ont soudain pu revendiquer leur propre identité. La résurgence de ces aspirations prend aujourd'hui la forme d'une épuration nationaliste difficilement contrôlable. Après un siècle, voire plus, d'humiliation et de silence, même su le système politique de ces pays n'est plus totalitaire, la démocratie n'en est qu'à ses balbutiements. Un nouvel ennemi intérieur s'est substitué à l'ennemi de classe désigné hier par la dictature du prolétariat.

C'est aujourd'hui celui qui parle une autre langue, qui embrasse une autre religion, qui possède une culture différente. Albanais du Kosovo, Tchétchènes et Kalmouks de Russie, juifs d'Ukraine, Tatars de Crimée, Arméniens du Haut-Karabakh... Ces populations-là se trouvent dans une situation minoritaire. Les quatre saisons, découpage métaphorique, évoquent le niveau de gravité de la situation politico-sociale de ces minorités au moment où Alain Keler les a photographiées.

Titre : Vents d'Est. Les minorités dans l'ex-monde communiste
Auteur : Alain Keler
Editeur : MARVAL
Isbn : 2-86234-294-7 / Ean 13 : 9782862342948
Broché / 199 pages
23,6cm x 30,4cm x 2,2cm

Après avoir travaillé avec les agences Sygma et Gamma, Alain Keler est désormais photoreporter indépendant. Il publie ses reportages dans les plus grands magazines tels que Géo, Marie-Claire, Grands Reportages, US News ou Der Spiegel. Son travail sur les minorités dans l'ex-monde communiste a été couronné par le prestigieux prix Eugene Smith pour la photographie humaniste en 1997.

Le 24 septembre 1997, je photographiais un homme qui vendait Mein Kampf, exposé avec d'autres livres nationalistes et fascistes sur un étalage dressé sur la Place de l'Indépendance, en plein coeur de Kiev, capitale de l'Ukraine. Quatre jours plus tard, dans la même ville, une cérémonie très émouvante commémorait la mort de 33000 personnes massacrées en deux jours par les nazis les 29 et 30 septembre 1941. Mes grands-parents et leur plus jeune fille âgée de onze ans furent arrêtés à Clermont-Ferrand le 18 novembre 1943. Ils étaient partis pour le voyage au bout de la nuit. Les 33000 personnes massacrées à Babi Yar, un quartier de Kiev, et mes grands-parents avaient en commun le fait d'être juifs. C'était suffisant aux yeux des nazis et des collaborateurs français pour les envoyer à une mort terrible. Ils faisaient tous partie de ce qui était à l'époque la plus grande minorité d'Europe. On dit souvent qu'une photo vaut mille mots, mais ni mille mots, ni une photo ne pourront ramener à la vie les juifs, les Arméniens, les Tziganes, les Tchétchènes, les Kalmouks, les Tatars et beaucoup d'autres minorités déportées, assassinées pour avoir voulu préserver leur propre identité. Ce travail commencé en 1993 comme un projet essentiellement journalistique s'est transformé très vite en une démarche plus personnelle de recherche identitaire." L'effondrement du communisme a eu notamment pour effet de donner libre cours à des revendications à caractère national mais surtout de laisser les nations et les nationalités de l'Est seules face à leurs propres identités. Leur résurgence prend aujourd'hui la forme d'une éruption nationaliste difficilement contrôlable. De nombreux conflits ont éclaté dans cet ex-monde communiste (à commencer par la Yougoslavie) à l'intérieur des frontières de l'ex-union soviétique. Alain Keler a photographié ces différentes minorités : - les catholiques du nord de l'Albanie - les Arméniens du Haut-Karabakh - les Hongrois de Slovaquie - les Grecs d'Albanie - les Tchétchènes de Russie - les Hongrois de Roumanie - les Albanais de Macédoine - les Kalmouks de Russie - les juifs d'Ukraine - les Albanais du Kosovo - les Tatars de Crimée. Ce livre est découpé en quatre parties qui reprennent métaphoriquement les quatre saisons, découpage qui suit le niveau de gravité de la situation politico-sociale de ces minorités au moment où Alain Keler les a photographiées.

Informations complémentaires

Poids 1.50 kg