Schwartz Evguéni : Le Roi nu

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Préface de Serge Kribus.
Henri, garçon porcher, est amoureux de la Princesse Henriette.
Mais le père de celle-ci a décidé de la marier au Roi voisin, orgueilleux, tyrannique, gros et chauve de surcroît... Aidé de son ami Christian, Henri échafaude un redoutable stratagème afin de ridiculiser à jamais le despote vaniteux : il lui confectionnera l'habit le plus précieux au monde, un vêtement que bien peu seront capables de voir...

Le Roi nu date de 1934. C'est une pièce considérée comme une pièce pour adulte. Nul doute que les enfants peuvent y trouver leur bonheur. La pièce s'inspire du "Porcher", de "La Princesse sur un pois" et du "Roi nu" d'Andersen. Schwartz détourne les contes. Il construit une pièce merveilleuse, (comme toutes les autres) drôle, trés drôle, souvent irrésistible, insolente à souhait, complètement folle, et qui fait même parfois penser à Charlot et aux Marx Brothers.
Serge Kribus.
Evguéni Schwartz, auteur Russe mort en 1958 et que la France découvre depuis quelques années, aimait à utiliser la forme du conte, allant même jusqu’à reprendre les thèmes et les personnages des contes classiques pour les retraiter de sa plume énergique et acérée. Ici, sur la trame traditionnelle du mariage impossible, Schwartz greffe trois contes empruntés à Andersen, et en fait éclore une critique du pouvoir et de la bêtise qu’il engendre. Le roi nu, c’est le souverain des Habits neufs de l’empereur. Il paraît que Schwartz écrivit cette pièce en pensant à Hitler. Il n’allait pas dire qu’il pensait à Staline. La censure soviétique interdit malgré tout la pièce. L’hypocrisie, le manque de courage politique que dénonce ce conte sont, hélas, toujours d’actualité.
Trois contes pour une seule et même pièce, l’histoire ouvre forcément des chemins qu’elle abandonne ensuite : le chaudron magique du porcher laisse place au Petit pois de la princesse, qui est lui-même évacué au profit des habits neufs de l’empereur. Cette pièce écrite en 1934 n’a pas l’étoffe du Dragon que Schwartz livrera dix ans plus tard. Mais quel émerveillement que de découvrir enfin à quoi ressemble l’amoncellement de matelas sur lesquels dorment les princesses et les rois. Maintenant qu’on est grand, on réalise qu’il faut une corde pour descendre d’une telle couche ! Attention cependant, si c’est un ravissement de voir se matérialiser les objets et personnages des contes de notre enfance, surtout tels qu’imaginés et agencés par Laurent Pelly, l’opération n’est pas sans risques. Pour ma part, j’ai été très déçue par les allures de vieille lessiveuse du chaudron magique.

Cette traduction a été créée le 13 janvier 2004 à la Maison de la Culture de Grenoble - Avant les murs à Bouchayer Viallet dans une mise en scène de Laurent Pelly.

Texte original en russe traduit par André Markowicz
Collection Traductions du XXIème siècle
168 pages
ISBN 2-84681-081-8

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Poids 0.30 kg