Le démantèlement du Mur de Berlin qui a marqué la fin du "communisme réel" en Europe (par implosion, voire auto-destruction par ses propres élites) devait ouvrir une nouvelle ère de prospérité, de paix et de démocratie... Une quinzaine d'années plus tard, personne ou presque n'ose établir un bilan. Or les peuples concernés sont passés d'une certaine espérance à un désenchantement certain. Les pays d'Europe centrale et orientale sont devenus le terrain d'expérimentation d'un capitalisme débridé, plus caricatural encore que l'image qu'en donnait l'ancienne propagande communiste. En échange de libertés individuelles (très souvent fantasmagoriques) et d'une démocratie "de basse intensité", les peuples ont assisté à une vague de privatisations qui confinent souvent au vol pur et simple, au passage de l'ancienne bureaucratie à une véritable kleptocratie, avec pour effets la liquidation des acquis sociaux, la destruction du code du travail, la privatisation de l'enseignement, la suppression du mécénat culturel public, le bouleversement et le délitement de la vie sociale et morale.
Sans prétendre à dresser un bilan exhaustif, les chercheurs (de l'est et de l'ouest) réunis dans ce volume exposent une masse de faits occultés ou négligés et tentent des analyses, en utilisant plusieurs grilles de lecture. Sont aussi abordés les effets de la chute du "camp socialiste" sur l'Afrique et le monde arabe.

Outre l'importance des travaux des auteurs de cet ouvrage pour contrecarrer les discours soporifiques ambiants sur l'Europe et permettre une véritable information, leurs réflexions peuvent être utiles à tous ceux qui ne se désignent pas à la "fin de l'histoire", dans le "meilleur des mondes libéral".

Ouvrage Collectif sous la direction de Claude Karnooh et Bruno Drweski

ISBN : 2-84109-531-2 - 329 pages - Format : 150 x 240

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Poids 0.40 kg